Culture

Givors résistante

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La première Guerre mondiale

Retrouvez ci-après le livre « Centenaire 14-18 : Pour la paix, Givors se souvient » édité à l’occasion de la célébration de l’armistice du 11 novembre 1918.

La Deuxième Guerre mondiale

Mardi 25 juin 1940 : le drapeau tricolore est en berne sur les édifices publics de Givors. L’Armistice a été signé. La Tribune, journal local, décrit un « jour triste, mais digne. Tous les commerces, sauf ceux de l’alimentation, avaient clos leurs portes ».

A l’instar de ce qui se passe dans le reste de la France à partir de 1940, ce sont des jours de privations, et de débrouille que vivent les givordins.

Puis, le 24 novembre 1942, le Conseil municipal de Givors incite les habitants à garder leur sang-froid : en effet des troupes allemandes sont appelées à séjourner à Givors.

La frustration, le traumatisme de l’Armistice et la présence des Allemands dans les rues de Givors favorisent l’épanouissement de la Résistance. L’Armée secrète naît à Givors. Les premiers rendez-vous clandestins ont lieu dans un magasin de cycles, derrière la rue Ligonnet. Les sabotages et parachutages s’organisent :

« c’est à un de ses parachutages que nous reçûmes un poste émetteur et récepteur (…). Pour l’émission, il fallait quand même tirer une antenne car on était toujours gênés par la masse métallique des Hauts-Fourneaux Prénat » (M.Béjuy, in Dans la Nuit la Liberté).

Au sein des usines givordines, les futurs résistants sont approchés par d’autres résistants actifs. Ainsi M. Clopin explique comment, pour la diffusion de la presse clandestine, il avait « posé des jalons dans les usines de Givors de l’époque . Peu, mais des gens sûrs. »

Mais au sein des usines givordines, ce sont surtout de nouveaux responsables locaux de la Résistance qui sont recrutés par les dirigeants des Francs –tireurs Partisans (Messieurs Blanc, Veyret et Vinson). Les militants communistes ou syndicalistes locaux, habitués dès septembre 1939 à vivre dans la clandestinité, (le PCF étant déclaré hors -la –loi dès le début de la guerre), sont à l’origine de la formation des Francs-tireurs et Partisans de Givors.

Nombreuses sont les anecdotes, parfois tragiques, relatées par les anciens Résistants givordins. Sabotages, combines et arrestations, sont connus pour la plupart et vivent à travers l’activité du Musée de la Résistance de Givors, créé en 1996 à l’initiative de Monsieur Paul Vallon, ancien Résistant givordin de l’Armée secrète.

Mai 68 : sous les pavés, Givors

A Givors, Mai 68, c’est d’abord une grève d’une ampleur sans précédents. Les usines locales font l’objet d’une occupation continue, longue, difficile… sans pour autant que les revendications ouvrières n’aboutissent.

C’est le 16 mai 1968, au dépôt SNCF de Grigny-Badan que les employés décident de débrayer à 98% pour protester contre le licenciement de deux des leurs. Ce mouvement a été le premier touchant la SNCF en 1968.

La grève s’étend rapidement à toutes les usines givordines : Fives-Lille, Berthiez, Prénat, Pol, mais aussi aux services municipaux, à la Poste, EDF… Les revendications se recoupent souvent : augmentation de salaires, primes, bien sûr, mais aussi réduction du temps de travail, repos supplémentaires et, fréquemment, reconnaissance des droits syndicaux.

Tandis que les ouvriers se relaient pour occuper les usines en continu, la solidarité locale s’affirme. Un mouvement de solidarité structuré voit le jour. La mairie permet, entre autres, que les cantines scolaires nourrissent gratuitement les enfants de grévistes. Au total 29 200 repas sont servis. Les grévistes eux-mêmes s’organisent au sein du Comité Intersyndical de solidarité.

En juin 1968, la reprise du travail a lieu progressivement :

La verrerie BSN reprend le travail le 1er juin après la signature d’accords entre le patronat et les syndicats : les réussites les plus significatives de Mai 68 chez BSN sont l’augmentation des salaires de 14% et le retour aux 40 heures hebdomadaires.

Fives a effectué quasiment 8 semaines de grèves …et la reprise se fait dans la désillusion :  pas d’augmentation de salaires pour les « métallos ».

A l’image des événements français, Mai 68 à Givors c’est avant tout une démonstration de résistance déterminée des ouvriers givordins.

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