Vie municipale

Givors poursuit ses engagements
Givors poursuit ses engagements

Commerces, logements, services publics, les délibérations du conseil municipal du 19 avril dernier ont passé en revue des dossiers de première importance.

Afin de poursuivre l’aide apportée aux commerces de proximité par le biais du Fisac (Fond d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce), deux mesures ont été adoptées à l’unanimité pour élargir le dispositif. La première mesure consiste à abaisser le seuil plancher des dépenses subventionnables passant de 5 000 euros H.T à 3 000 euros H.T. La deuxième vise à étendre le périmètre d’intervention du Fisac à la rue Pierre Sémard (actuellement, il concerne les rues Victor-Hugo, Roger-Salengro, Jean-Ligonnet, Robespierre et Piéroux). Ces deux délibérations ont pour but d'aider un plus grand nombre de commerçants qui utilisent cet argent pour moderniser leurs entreprises en refaisant par exemple leur devanture.

La municipalité poursuit également son action de valorisation du château Saint Gérald. Dans ce cadre, elle a établi un partenariat avec une association d’insertion, Michelle Pallandre (UMP locale) estime quant à elle que cet effort ne se justifie pas “pour entretenir trois pierres etdemie et quelques m2 de cheminet colline”. Rappelant que le château Saint Gérald faisait partie du patrimoine de la ville, Martial Passi a dénoncé “la politiquemenée par le gouvernementqui a sinistré l’emploi etl’insertion”.

Hausse du financement du département

Comme l’a rappelé Christian Réale, adjoint chargé de la politique de la ville, la commune et le conseil général sont engagés dans un contrat pluriannuel sur la période 2008 / 2012. Il porte sur un cofinancement des collectivités dans les opérations de maîtrise d’ouvrage municipale.

Compte tenu de l'évolution des projets et des coûts nécessaires à leur réalisation, un avenant à ce contrat a été soumis à l’approbation du conseil municipal. Il propose un aménagement qui prévoit une augmentation de la participation financière du département qui passerait de 50 % jusqu’à 60 %.

Le centre aéré reste à la Rama

Avec l’annonce du préfet de région d’abandonner le COL (Contournement de l’Ouest lyonnais), l’aménagement du quartier de la Freydière et de son centre aéré la Rama va pouvoir être reconsidéré sereinement. Un nouvel ALSH (Accueil de loisir sans hébergement) pour les enfants givordins, doit être construit rapidement, car l’actuel n’est plus aux normes. Il avait été décidé d’en construire un sur le plateau de Montrond et une grande concertation avait été engagée avec les habitants du plateau, les utilisateurs de la Rama et les élus pour trouver la solution la plus adaptée pour tous. Aujourd’hui, au vu des déclarations du préfet, car le COL devait passer sur le centre aéré de la Rama, la majorité municipale propose un nouveau projet, plus ambitieux : un véritable pôle d’accueil et de loisirs pour petits et grands. Son implantation ne se ferait plus sur le plateau de Montrond, mais sur le site actuel de la Rama. Cette proposition a été validée à l’unanimité par le conseil municipal.

33 logements sociaux à la plaine Robinson

La vente d’un foncier de 1 500 m2 situé entre la rue Yves Farge et l’avenue Danielle Casanova appartenant à la ville a fait débat.

Votée à 20 voix pour, 2 abstentions et 11 contre, le projet prévoit de vendre un terrain de 1 500 m2 à l’Opac du Rhône pour un montant de 307 000 euros afin de construire 33 logements sociaux. Des discussions qui ont fait réagir Raymond Combaz, conseiller municipal chargé de l’enfance : “on dénature cequ’est le logement social, depuisun moment on a l’impression quecertains ont honte d’avoir deslogements sociaux. Il y a beaucoupde demandes et je pensenotamment aux jeunes couplesqui ne peuvent pas acheter unlogement”. Cette délibération s'inscrit dans la convention passée entre la ville, l’Opac du Rhône et l’Anru (Agence nationale de renouvellement urbain) qui prévoit que la commune s’engage à reconstituer 113 logements sociaux avant le 31 décembre 2013. L’objectif du rééquilibrage du taux de logment sociaux à 40% en 2014 (contre 60% en 1995) a été confirmé et sera atteint.

Nouvelle vie pour Salah Hamouri
Nouvelle vie pour Salah Hamouri

Salah Hamouri, ce Franco-Palestinien injustement détenu 7 ans dans une prison israélienne et libéré en décembre 2011, était de passage à Grigny, mardi 24 avril.

Salah a le visage marqué, les traits tirés. Il est fatigué, mais heureux et ému. Grigny l’avait fait citoyen d’honneur de la ville en mai 2011.

La ville de Givos a aussi créé un comité de soutien, à travers la municipalité et avec le PCF local.

Depuis son retour en France, le 4 avril dernier, Salah Hamouri enchaîne les interviews et les meetings en son honneur. Il a entamé un tour de France, une vraie campagne, pas pour devenir président, mais pour témoigner de son enfermement et surtout devenir le porte-parole des 4610 prisonniers politiques en Israël. “Je vous remercie au nomdes enfants de 5, 8 et 10 ans quise trouvent dans les geôles israéliennes.Je vous remercie au nomdes 18 prisonniers malades,atteints de cancers, qui peuventmourir à tout moment. Israëlrefuse de les libérer en prétextantla raison sécuritaire. Je vousremercie au nom des prisonniersqui ont dépassé maintenant les25, 28 et 30 ans en prison. Je lessalue d’ici. Je promets de continuerle combat jusqu’à leur libération”.

Accusé sans preuves

Salah Hamouri a été arrêté en mars 2005 par la police israélienne, avec deux autres personnes.

À l’époque, il vit à Jérusalem-Est avec sa mère française et son père palestinien et il étudie la sociologie. Il est alors inculpé de tentative d’assassinat d’un grand rabbin. On lui reproche également d’appartenir au Front populaire de libération de la Palestine, une organisation illégale en Israël.

Après trois ans de détention préventive, alors qu'aucune preuve n’a été avancée contre lui, il accepte de plaider coupable, sur conseil de son avocate, pour écoper d’une peine moindre que celle qu’il encourt, à savoir 14 ans de prison. C’est ce qu’il fait, il est alors condamné à 7 années de réclusion par le tribunal militaire. Il n’a à l’époque que 20 ans.

L’indifference coupable du gouvernement français.

Selon Jean-Claude Lefort, ancien député, président de l’AFPS, l’Association France Palestine Solidarité et coordinateur du comité national de soutien à Salah Hamouri, “les autorités françaises,que nous avons sollicitées, n’ontjamais réagi, sa famille n’a pas étéreçue par le président de la RépubliqueNicolas Sarkozy, c’est unehonte. Lui qui avait déclaré en2006, avant son élection “j’irai au-devantde tous les Français àl’étranger”, il ne l’a pas fait pourSalah.” Le cas de Salah Hamouri n’a effectivement pas eu le même retentissement ni la même attention que celui de Gilad Shalit pour lequel Nicolas Sarkozy s’est personnellement mobilisé. Ce militaire franco-israélien, enlevé par un commando palestinien en 2006 a été libéré 5 ans plus tard en échange de la libération de 1000 prisonniers palestiniens, dont Salah Hamouri. Aujourd’hui, Salah, âgé de 27 ans a des projets plein la tête, dont celui de devenir avocat.

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Nacer Khouatra

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